interview #Joyful Mother : Amandine, maman de Jeanne, 2 ans.

  • Amandine Alessandra et sa fille Jeanne

    Amandine Alessandra et sa fille Jeanne

  • Big Letter Hunt, son livre pour enfants publié aux éditions Tower Block Books

    Big Letter Hunt, son livre pour enfants publié aux éditions Tower Block Books

Amandine Alessandra est une designer graphique et une photographe à la notoriété grandissante grâce à sa magnifique série de portraits de designers Londoniens à découvrir dans son blog : The Interior Photographer. Elle gère également une maison d’édition indépendante, Tower Block Books, qui a notamment publié le livre pour enfant The Big Letter Hunt. Installée à Londres avec son compagnon français, elle est aussi l’heureuse maman de Jeanne, 2 ans.

 

Amandine, nous aimons beaucoup ce que vous faites à Ilado. Pouvez-vous nous dire comment vous êtes devenue graphiste et photographe?

AA – J’ai d’abord fait les beaux-arts en France, puis j’ai commencé à travailler comme photographe professionnelle tout en étudiant le design graphique à Londres. Lorsque j’ai obtenu ma maîtrise, j’ai continué à faire les deux, de la photographie et du design graphique, en développant deux identités, deux sites, deux entreprises, car même si les deux pratiques se nourrissent l’une et l’autre,  je trouve plus facile de les garder séparées.

 

Vos portraits de designers sont à la fois beaux et « vrais ». Comment choisissez-vous vos sujets ?

AA – L’idée de commencer cette série de portraits m’est venue l’an dernier au London Design Festival. J’étais en train de photographier des créations de designers et me demandais comment les aborder pour les interroger sur leur travail. Puis j’ai réalisé que je n’avais pas à attendre que des designers intéressants me contactent : je pouvais le faire moi-même en leur offrant un portrait.

J’aime l’alchimie qui se produit parfois lorsque je fais le portrait d’un designer, l’idée que c’est un temps que nous prenons lui et moi pour échanger quelque chose, et que l’on se mette à parler de son parcours, de ce qui lui a donné telle ou telle idée, très naturellement, autour d’une tasse de café. A la fin du shooting, je demande à chaque designer de me recommander un autre designer pour mon prochain portrait, ce qui est une belle façon pour moi de me déplacer de cercle en cercle et de rencontrer de nouvelles personnes. Lorsque vous devenez mère vous ne sortez pas autant qu’avant et il peut s’avérer plus difficile de faire des rencontres. Ce système me permet de découvrir des personnes dont j’adore le travail !

 

Votre fille Jeanne a 2 ans, ce qui est un moment privilégié pour apprendre la créativité ! Comment l’encouragez vous dans ce sens ?

AA – Jeanne a toujours sa boîte à crayons à portée de main et nous lui avons offert un énorme carnet de croquis, aussi grand qu’elle, sur lequel elle pouvait s’allonger et dessiner dès qu’elle a pu tenir un crayon de couleur entre ses petits doigts. Quand nous sommes de sortie, nous emportons toujours un petit bloc-notes de journaliste et un stylo, et nous dessinons ensemble. Elle me demande beaucoup de tortues à lunettes en ce moment !

Son kit de pâte à modeler est également une de ses activités favorites. Elle a une petite boîte avec une collection d’objets qu’elle utilise pour faire leurs empreintes : coquillages, legos etc.

 

Quelle a été votre inspiration pour ce merveilleux livre pour enfant que vous avez publié ?

AA – L’idée originale du livre est venue de Rute Nieto Ferreira, une autre maman inspirante et mon associée dans la maison d’édition. Elle marchait le long du canal Regent avec ses jumelles de deux ans quand elles ont repéré un grand M sur le toit d’un entrepôt.

Elle m’a raconté leur petit jeu, et étant moi-même passionnée par la typographie et les lettres, nous sommes donc parties à la « chasse aux lettres » dans les paysages et rues de Londres.

 

Pour terminer, quels sont les endroits où vous aimez aller avec votre fille à Londres et que vous recommanderiez à une autre maman ?

AA – Nous aimons aller à Stepney City Farm. Il y a un petit marché avec ses propres producteurs le samedi, un joli café (sans doute le seul endroit où vous pouvez manger un rösti à Londres !), et des animaux, après lesquels les enfants peuvent courir, et qu’ils peuvent nourrir.

S’il fait chaud en été, nous aimons aller à la pataugeoire de London Fields. On peut pique-niquer sous les arbres et barboter dans la piscine peu profonde. Nous allons ensuite goûter à l’E5 Bakery (Mentmore Terrace, Londres E8 3PH) où nous partageons une grande tranche de pain-au-levain à la confiture maison, tout en espionnant les boulangers qui travaillent dans la cuisine ouverte.

Si nous avons envie d’aventure et de changer de décor, nous allons à  Richmond Park. Il y a tellement de paysages différents là-bas et on se sent loin de la ville ! C’est un endroit magique où vous pouvez observer les cerfs et les perroquets verts dans la forêt, et chercher des jacinthes au printemps.

 

> Découvrez l’univers d’Amandine Alessandra sur son site internet

 

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